Mp1 Point2 France Actu Le divertissement en 2026 : ce que j’observe, ce qui change

Le divertissement en 2026 : ce que j’observe, ce qui change

Dimanche soir, 22h. Je suis devant mon écran, la télécommande dans une main, mon téléphone dans l’autre, et je scrolle depuis vingt minutes sans avoir cliqué sur quoi que ce soit. Vous voyez le tableau ? Moi aussi. C’est devenu le sport national.

Et pourtant, quand je regarde ce qui débarque en ce mois d’août 2026, franchement, y’a de quoi faire. Netflix balance six nouveautés qui, pour une fois, ont l’air d’avoir été pensées par des humains et pas par un algorithme fatigué. HBO Max de son côté aligne un top qui tient la route (leur sélection de juillet était déjà pas mal). Et côté VOD, entre Marty Supreme, Chers Parents et Jumpers, on a des ambiances complètement différentes qui sortent à quelques jours d’intervalle.

Le truc c’est que le divertissement, en 2026, ça ne se joue plus sur un seul terrain. Avant, tu avais la télé, le ciné, éventuellement un DVD si t’étais du genre à collectionner. Maintenant ? Tu jongles entre quatre plateformes de streaming, un abonnement VOD, un parc à thème que tu as réservé six mois à l’avance, et probablement une chaîne YouTube que tu suis religieusement depuis 2019.

Ce qui me frappe le plus, perso, c’est cette convergence entre l’écran et le réel. Prenez le Puy du Fou. À l’été 2027, ils annoncent un tout nouveau grand spectacle. Le genre d’annonce qui, il y a dix ans, aurait fait deux lignes dans un journal régional. Aujourd’hui, ça se répand en quelques heures, avec des teasers vidéo, des making-of, des interviews de figurants. Le spectacle vivant se vit deux fois : sur place, et en ligne.

Le divertissement en 2026 : ce que j'observe, ce qui change

Même Hyundai s’y met, avec un film de campagne mondial baptisé « Le futur commence maintenant » pour la Coupe du monde de la FIFA 2026. Une marque de bagnoles qui produit un mini-film pour un événement sportif. Il y a vingt ans, ça aurait été un spot de 30 secondes à la mi-temps. Maintenant c’est une production, une narration, un truc qu’on est censés regarder pour lui-même. Le divertissement bouffe la pub, la pub devient divertissement. Le serpent se mord la queue et honnêtement ? Ça marche.

Cette logique de l’expérience immersive, on la retrouve aussi dans des univers plus inattendus. Le jeu en ligne, par exemple, a complètement basculé vers le format live ces dernières années. Un truc comme le live casino de Brutal Casino illustre bien cette bascule : on n’est plus devant une machine anonyme, on a de vrais croupiers, une ambiance de studio, une interaction en temps réel. C’est du divertissement autant que du jeu.

Ce qui m’intéresse dans tout ça, c’est que les frontières explosent. Un film Netflix génère des débats sur TikTok qui génèrent eux-mêmes du contenu YouTube qui alimente des podcasts. Une série a désormais plusieurs vies, plusieurs formats, plusieurs points d’entrée. C’est parfois épuisant, je l’avoue. Mais c’est aussi extrêmement riche.

Et puis y’a un truc qu’on ne dit pas assez : la qualité globale a monté. Sérieux. Regardez ce qui sort en VOD en ce moment. Marty Supreme, c’est un film avec une vraie identité. Chers Parents, une autre ambiance, une autre proposition. Jumpers, encore autre chose. Trois films (bon d’accord, quatre si je compte ce que j’ai vu la semaine dernière sur HBO Max), qui n’auraient jamais coexisté dans le même paysage il y a quinze ans. On aurait eu le blockbuster, et puis le film d’auteur pour les cinéphiles. Point. Aujourd’hui la palette est infiniment plus large — un peu comme quand on cherche des codes promo qui fonctionnent vraiment : il faut savoir trier, mais l’offre n’a jamais été aussi vaste.

Ça a un coût, évidemment. Financier d’abord : cumuler Netflix, HBO Max, Disney, une VOD, un abonnement au parc du coin, ça pique. Mental ensuite : la décision fatigue, comme disent les psys. À force d’avoir le choix, on ne choisit plus.

Mais bon.

Quand je repense à mon enfance, où le samedi soir on regardait ce qui passait sur TF1 parce que c’est ce qui passait sur TF1, je me dis qu’on a quand même vachement gagné au change. Le divertissement de 2026, c’est un buffet à volonté. Certains trouvent ça écoeurant, moi je trouve ça grisant.

Ce qui va être passionnant à observer dans les mois qui viennent, c’est comment les grandes marques du secteur vont continuer à se différencier. Parce qu’à force de tout faire, tout le monde risque de se ressembler. Netflix ressemble de plus en plus à HBO Max qui ressemble de plus en plus à Disney+. Chacun a sa série phare, son documentaire choc, sa comédie romantique de Noël.

Peut-être que la prochaine grande révolution du divertissement, ce ne sera pas une nouvelle technologie. Ce sera juste quelqu’un qui décide de faire moins, mais mieux. Un peu comme le Puy du Fou, finalement, qui prend son temps et annonce un spectacle pour dans un an. À l’ère du contenu instantané, prendre son temps devient presque un acte de rébellion.

J’ai hâte de voir la suite.

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